15 décembre 2007
Au-dehors...
Souvent quand je sortais de chez moi les gens me regardaient, me pointaient du doigt et pouffaient en cachette. Dès fois encore il venait près de moi et me frappait fort dans le dos, sur les épaules ou encore me donnaient une claque au crâne. J’en avais réellement marre de tous, alors je ne sortais plus, je m’enfermais et n’acceptais aucune visite. Et cela durait depuis maintenant un peu plus d’un mois, cloîtré à l’ombre et ne voyant personne, mais mes provisions étaient immanquablement tombées à sec, m’obligeant à retourner au dehors.
Une fois sorti, je pus alors apercevoir qu’autour de moi tout avait changé, laissant un carnage total envahir ce qui s’était autrefois avéré être mon jardin : de gros bouts de ciment, d’autres pierres ou encore du verre s’entassaient ça et là pour former un paysage apocalyptiquement immense. Devant cette horreur, je me mis à courir le plus rapidement possible à travers ce dédale de déchets, ne rencontrant personne, comme si toute la population avait été décimée par la catastrophe. Une boule commençait à se former dans ma gorge, m’empêchant parfois de respirer. Continuant de courir à perdre haleine, je tournais à droite, puis à gauche, avant de faire demi-tour pour retourner à gauche, puis à droite et tout droit, voyant toujours autour de moi cet affreux paysage.
Arrivé au Centre, où l’on pouvait trouver de la nourriture et autres biens, je découvrais l’allée commerçante des échanges dévastée, remplacée par cet amas de pierre elle aussi, et la nourriture présente était rare, éparpillée sur le sol, et certainement passée de date depuis un bon moment. Je prenais alors une noix trouvée par terre et la croquais. Beurk ! Elle était dégueulasse ! Comme je m’y attendais… Je ne savais pas comment j’allais faire pour assurer ma survie dans ce monde désolé et dépourvu d’âme vivante.
Et mon estomac qui criait famine !
Je reprenais donc ma marche et retournais sur mes pas, traversant une nouvelle fois le labyrinthe et revenant près de ma maison, retrouvée par miracle, pour enfin la dépasser et continuer dans une autre direction.
J’arrivais alors près du lac, et apercevais, un peu plus loin, près de ce grand paravent rouge et jaune, des barreaux qui emprisonnaient une silhouette qui ne m’était pas inconnue : il s’agissait de Léo, le renard, l’un de ceux qui se foutaient toujours de moi, et que je n’aimais pas trop.
Je m’approchais de lui, l’air moqueur. Pour une fois que c’en était un autre que moi qui se trouvait en situation de faiblesse, j’allais pas le louper !
Au fur et à mesure de mon approche, mon sourire narquois s’effaçait, laissant place à une grimace de douleur due à un son particulièrement terrifiant, le genre de son qui s’infiltre dans vos oreilles et se met alors à résonner dans tout votre crâne. Un son strident, qui en cessait de changer, comme si une chorégraphie impossible à deviner le régissait.
Léo aussi semblait en souffrir, étant donné qu’il était allongé par terre et qu’il protégeait ses oreilles de ses pattes, tremblant de peur. Il relevait de temps à autres la tête. Lorsqu’il me vit arriver, il se releva d’un bond.
« Martin ! Fais-moi sortir d’ici !
-Pour qui tu me prends ? Je savoure enfin ma vengeance !
-Mais tu ne comprends pas ! ILS sont là ! »
Soudainement pris de frayeur, je regardais en tous sens, pour enfin apercevoir ces infâmes créatures bipèdes à la peau rosâtre tout autour de moi, marchant, s’agglutinant, criant, rigolant, dansant sur cet air abominable qui nous détruisait le cerveau, à Léo et à moi. Bon nombre d’entre eux se trouvaient devant le paravent rouge et jaune.
Comment les avais-je loupé ? Il y en avait partout !
Je tentais de fuir mais je sentis alors une ombre peser sur moi, puis l’étau se refermant sur mon corps et me soulever, m’arrachant du sol. C’étaient EUX qui m’attrapaient ! Durant mon envolée, je pus voir Léo me regarder tristement, sachant ce qui allait m’arriver, et compatissant pour moi, et pour lui à la fois, qui venait de voir peut-être sa seule chance de s’en sortir s’envoler, emporté par l’un d’EUX.
Je voyais alors les cages défiler, voyant à leur tour Paul le sanglier, ou encore Marthe l’oie.
On me jeta à mon tour dans une cage d’où je ne pourrais jamais sortir avant de clouer un panneau au sol, devant moi, sur lequel on pouvait lire avec des lettres jaunes et rouges : ‘‘Nouvelle attraction ! Le putois à oreilles rouges ! Venez observer la créature pour 10 sous !’’
Orgy Party
On l’avait réussie cette soirée, oh oui !
Les deux splendides créatures qui avaient partagé ma couche se tenaient à mes côtés, dormant à poing fermé. L’une d’elles avait toujours son bras plaqué contre ma poitrine, et l’autre avait l’air de s’être mise sur le côté pendant la nuit, me tournant donc le dos.
Devant moi j’avais cette belle brunette qui avait elle aussi participé à notre petite fête. Elle se trouvait debout, me regardant sereinement.
Encore plus loin dans la pièce, les blondes se touchaient les seins en rigolant comme deux petites filles. Elles s’embrassaient quelques fois en se touchant leur corps nu, allant jusqu’à s’embrasser jusqu’au bas du ventre.
L’autre fille, elle aussi, était là, endormie au bout du lit, nue, comme toutes les autres, qui se trouvaient devant la télé, sur le canapé ou encore dans la piscine…
Je tentais de me remémorer leur nom, Juliette, Laura, Jeanne, Lisa, Marthe –celle-là elle en avait un nom pas drôle à porter !- Samantha, Lucie, Emmanuelle, Céline, Sandra, Elise, entre autre… J’avais un peu de mal à me souvenir de toutes : je venais de les rencontrer. J’étais sorti en boîte la nuit dernière, on avait fait connaissance, et finalement on avait spontanément organisé la soirée.
Les verres d’alcool vides traînaient ça et là au gré d’une logique indécelable. Ca sentait fort les produits aphros qu’on avait utilisés en grande quantité pour être encore plus excités, avec tous les sachets de pilules bleues traînant sur le sol, entre les verres.
La rousse qui se trouvait à ma droite semblait s’être réveillé et me léchait sensuellement un mamelon, tandis que sa main voguait déjà sur mon sexe repus. Ce dernier ne tarda pas à reprendre du poil de la bête, et mon souffle recommença à s’accélérer, comme tout au long de notre interminable nuit, avec ces quelques dix filles.
Elles m’avaient emmené plus d’une fois au septième ciel, ces petites salopes.
Je laissais alors voler ma main vers ses seins et commençait à les pétrir, ce qui lui fit émettre un gémissement de plaisir. Je savais pas si c’était sincère, étant donné que j’y allait pas mollo, mais en tout cas ça m’excitait ! Je me plaçais alors sur les coudes pour me retrouver sur elle et commencer les va-et-vient du bonheur.
Notre remue-ménage réveilla bientôt les autres filles présentes, qui nous rejoignirent pour continuer leur œuvre de la nuit. Me prenant dans leur bras à tour de rôle, s’allongeant sur moi, sous moi.
Un souffle rauque s’échappait de ma gorge alors que je sentais déjà le plaisir arrivé à son apogée, puis tout sembla se terminer.
Une fois nos ébats terminés, je me laissais mollement retomber sur le lit, j’attrapais la télécommande de ma chaîne hi-fi et je mettais un air de rock. Les filles s’agglutinaient autour de moi, me caressant le corps, surtout aux endroits érogènes, me faisant presque ronronner.
La caméra était devant nous, toujours en train de filmer, depuis bientôt 3 heures. Je pourrai mater mon petit film maison quand je serais seul, mmmmmmmmmmmmmmh ! Un bon film porno dont je suis l’acteur, avec une dizaine de filles pour une orgie d’enfer !
Mais c’est à ce moment qu’on frappa à la porte. Je remettais alors négligemment un caleçon trouvé au passage et je me dirigeais vers la porte, laissant les filles sur le lit. Elles recommencèrent doucement à s’amuser entre elles, jouant au jeu des plaisirs, et de l’amour, sans se soucier du visiteur ‘‘surprise’’ qui venait d’arriver au pied de la porte.
L’œil-de-bœuf me permis alors de voir mon voisin d’en face, la voisine d’à côté et ceux du dessus derrière, l’air menaçant.
« On sait que t’es là gros porc alors ouvre-nous ! » hurla le concierge qui venait de s’inviter à la réunion.
Mais à peine avait-il dit cela que tous mes voisins se mettaient à tambouriner à la porte, perdant patience.
« Allez putain ouvre-nous ! » commencèrent-ils à hurler avant de se mettre à frapper la porte avec les pieds, les épaules, les poings, de plus en plus fort, faisant vibrer le bois et les murs.
La serrure allait céder, c’était sûr ! Mais lorsque ce fut le cas, ce n’était pas du tout de la manière que j’imaginais : un coup de feu la fit littéralement exploser, avec, au passage, quelques copeaux de bois qui volèrent en éclat, certains venant jusqu’à se planter dans mon bras sous la violence de l’impact. Les filles hurlèrent à l’unisson, accompagnées par moi-même à cause de la surprise et de la douleur.
La nuée de voisins se déversa alors sur nous, détruisant tout sur son passage. Ils tapèrent la caméra, qui tomba au sol et se brisa, et s’acharnèrent ensuite dessus en l’écrasant du pied, puis s’en prirent aux meubles, aux lavabos, aux vitres, se servant des pieds de tables cassés comme des armes pour détruire tout ce qui leur tombait sous la main, avant de s’en prendre aux filles…
Les coups défilaient, ainsi que les cris des pauvres victimes qui commençaient à se faire étriper et battre comme des chiennes… Remarque… c’était à peu près ce que j’avais pensé d’elles pendant la nuit et la matinée… Mais bon… elles méritaient pas ça tout de même…
Une fois leur massacre perpétué, les voisins se tournèrent vers moi, le regard rouge et meurtrier, s’alliant bien avec la couleur de leurs habits, constellés de tâches qui s’avéraient être le sang de mes petites filles. Moi je les regardais d’un air affolé, j’avais l’impression d’être comme une proie face au chasseur et qu’elle est sûre de ne pas s’en sortir. Je tentais alors de me relever mais la peur qui me prenait les entrailles m’en empêcha et je dû ramper pour avoir une chance de sauver ce qu’on estimait alors comme ma misérable vie de pervers. Seulement les voisins furent plus rapides, beaucoup plus rapides que moi, et je ne tardais pas à sentir leurs coups sur mon corps, portés avec leurs armes de fortune, ma vision commençant à se brouiller, pour enfin me laisser voir le néant, l’horrible noir.
[…]
Plus tard on entendit parler de cette affaire dans tous les journaux : tous les locataires d’un immeuble se réunissant pour tabasser à mort le dernier voisin qui faisait trop de bruit. Ils avaient fait un ravage dans l’appartement avant de massacrer le propriétaire… et ses dix petites invitées, qui avaient batifolé pendant toute une nuit et une matinée avec lui, un jeune pornographe débutant dans le métier, désirant tourner un film lui-même.
Tous les voisins étaient maintenant en détention et l’immeuble était désormais ouvert au public, qui s’agitait devant les portes pour voir l’ampleur du désastre. C’était vraiment une attraction du tonnerre, cet appartement ! Et dire que, jusqu’au XXIIIe siècle, ils n’avaient toujours pas pensé à faire ça pour attirer l’attention des gens et s’enrichir ! Vive la République !
Le sommeil
Elle dormait dans ses bras depuis maintenant plusieurs heures, et lui, il la regardait depuis tout ce temps. Il la regardait d’un amour fou, sans limites. Elle était belle, sa fiancée.
Voilà maintenant quatre mois qu’ils s’étaient passés l’anneau au doigt, se jurant officieusement l’éternité.
Ils n’avaient pas encore décidé de la date de mariage, qui se ferait un peu plus tard, mais ils avaient décidé de partir dans l’une de ces îles, vers les Seychelles, pour fêter l’évènement.
Ils avaient préparé leurs valises longtemps à l’avance, avaient même commandé les billets d’avion.
Le jour du départ était enfin venu, et ils avaient rassemblé leurs dernières affaires, puis s’étaient dirigés vers l’aéroport en taxi.
L’avion était prévu pour 12h04. À cette heure-ci, il avait commencé à accéléré puis avait lentement décollé.
Les hôtesses de l’air étaient alors passées dans les allées, prévenant aux passagers d’attacher leurs ceintures.
« L’avion à destination des Seychelles va partir, en cas d’urgence, des gilets de sauvetage et des masque à air se trouvent respectivement au-dessous et au-dessus de votre siège, la compagnie vous souhaite bon voyage. » Elles prévinrent ensuite qu’elles passeraient tout au long du voyage pour s’assurer du confort des passagers et pour apporter de quoi manger.
Martin avait regardé la piste tandis que l’avion prenait de la vitesse, puis les installations rétrécir alors qu’il prenait de l’altitude, et enfin les nuages les nuages, qui furent leurs seuls compagnons tout au long de leur périple.
Léa avait dormi, avant d’être réveillée par un problème typiquement féminin, qui l’avait coincée aux toilettes de l’avion durant un bon moment. Martin l’avait accompagnée, jusqu’à la porte, et lui parlait, pour lui tenir compagnie. Même si leur discussion restait toutefois peu aboutie.
Quand l’avion s’était mis à trembler, il avait entendu Léa pousser un petit cri, dans la pièce où elle était confinée, et il s’était empressé de la rassurer, lui disant quelques mots doux, et lui disant de ne pas s’inquiéter. En effet, Léa avait peur dans les avions, à cause de toutes ces histoires de crash qui se passaient, mais elle avait insisté pour utiliser ce moyen de transport, bien que Martin lui ait recommandé le bateau, pour qu’elle n’ait pas trop peur, justement. Elle avait rétorqué qu’il ne fallait pas qu’elle continue à avoir peur comme ça, qu’elle devait surmonter sa peur, et qu’en plus comme ça ils seraient plus vite à destination, à profiter de la beauté des lieux, et des hôtels, des chambres, et bien sûr, des lits.
Elle dormait dans ses bras depuis maintenant plusieurs heures, et lui, il la regardait depuis tout ce temps, un temps qui lui semblait maintenant durer depuis une éternité.
L’avion s’était crashé en plein Océan Atlantique, et les rares survivants avaient déniché des restes de l’avion qui flottaient et s’y étaient agrippés, afin de se laisser porter par les vagues. Martin avait nagé avec Léa dans ses bras pour l’amener vers un radeau de fortune sûr, car elle n’était pas du tout en état de se tenir d’elle-même à leur unique chance de survie.
Les flots les avaient alors amenés jusqu’à cette île visiblement inhabitée. Et Martin avait aussitôt amené Léa sur le sable pour qu’elle se repose, s’occupant d’elle comme à son habitude, pour être sûr que tout allait bien pour elle, étant donné qu’elle était trop faible.
Une larme vint perler à la paupière gauche de Martin, et tomba sur la joue de Léa, avant de continuer sa traversée jusqu’à son menton, puis de retomber sur le sable où elle fut aspirée.
Il caressait sa joue, ses cheveux, ses lèvres, avant de lui dire :
« Eh ! C’est joyeux comme fiançailles tout ça tu trouves pas ? »
Elle ne lui répondit pas, elle était encore fatiguée à cause de ses règles, et elle dormait toujours, la tête bien calée sur ses genoux, à lui.
Leurs valises étaient évidemment parties au fond de l’océan, et Léa n’aurait donc pas ses tampons, ce qui l’empêcherait de se déplacer pour un bon moment, il allait donc devoir s’occuper d’elle.
Elle dormait dans ses bras depuis maintenant plusieurs heures, ne bougeant pas, ne se réveillant pas, et lui, il la regardait depuis tout ce temps, pleurant sur le cadavre de sa fiancée.
Elle lui avait promit l’éternité.
[…]
Thibaut éteignit le poste de T.V. Les infos avaient été déprimantes, on parlait notamment du crash d’un avion près des Seychelles, dans l’océan, à cause d’un problème technique. Il n’y avait aucun survivant connu, et aucun espoir d’en retrouver.
Il était cependant très inspiré après tout ça, et il s’approcha d’Alice, sa petite amie actuelle. Elle était dans la cuisine, préparant le repas du soir, une salade composée pour elle et un bon rosbif pour lui. Elle lui tournait le dos alors qu’elle cuisinait, tournée vers les plaques électriques sur lesquelles trônait le rosbif. Il vint alors lui presser son sexe au niveau des fesses, lui arrachant un léger cri de surprise et de plaisir, avant de faire un petit mouvement de rotation du bassin, et lui murmura à l’oreille :
« Veux-tu être ma femme ? »
Amour
La petite fille sentit son cellulaire vibrer dans sa poche, comme il le faisait souvent. Elle s’empressa alors de sortir le petit appareil de sa poche pour voir le nom qu’elle attendait depuis toute la journée sur l’écran digital.
Elle décrocha alors, comptant le temps qui la séparait de la voix comme s’il s’était passé une éternité.
Elle murmura alors « Allo ? » et attendit, entendant le souffle de son interlocuteur, qui semblait accéléré.
« Tous les soirs, quand je pense à toi, je me masturbe dans mon lit… »
La phrase lui avait été soufflée dans son oreille, par le biais du combiné.
Julie sourit, elle aimait ça, quand son frère lui disait des mots doux. Ils lui rappelaient ce sentiment étroit qui la liait à son amant.
Cela faisait un an qu’ils s’étaient déclaré leur amour mutuel, après avoir passé quatorze ans de vie commune à se rechercher. Nathan avait 17 ans, et Julie venait d’avoir 15 ans.
Mais leurs parents, découvrant l’inconvenable vérité, avaient décidé de les séparer, leur père partant vivre dans une région du Nord de la France, et leur mère restant là, à Bordeaux.
Malgré cela, Nathan trouvait toujours un moyen de parler à sa sœur, quand il le pouvait, c’est-à-dire, chaque soir…
« Ca fait longtemps… Depuis qu’on l’a fait… » lui répondit-elle alors.
Elle parlait évidemment du jour où ils avaient osé passer le cap. Ce jour où leurs parents étaient partis faire des courses. Ils s’étaient retrouvés dans leur lit nuptial et l’avait fait.
D’abord timide, Julie avait caressé le torse de Nathan pendant un long moment, tout en embrassant les lèvres de son frère, entremêlant les langues, puis était descendu jusqu’à découvrir son sexe en érection. Elle avait joué avec, le masturbant un moment, tandis que lui la caressait aussi, avant de lui dire qu’elle était prête.
Il s’était alors relevé, en prenant appui sur ses coudes, et avait délicatement penché le corps de la jeune fille sur le matelas, avant de se placer au dessus d’elle. Il l’avait alors pénétrée, avec une délicatesse sans précédent, et elle avait aimé ça, oh oui, elle avait beaucoup aimé, ils s’étaient aimés. Leur voix ne s’étaient même pas tues alors qu’ils chevauchaient ensembles.
Seulement leurs parents étaient rentrés beaucoup plus tôt qu’ils ne l’avaient prévu, les découvrant enlacés, nus, dans leur lit, Nathan sur Julie, les enfants transpirant, le souffle court… Et l’un dans l’autre. Ceux-ci avaient alors crié en voyant l’inceste qui se déroulait sous leurs yeux, et les enfants ne se souciaient même pas de leur présence, continuant leurs ébats, comme s’ils étaient dorénavant dans un autre monde.
Les parents les avaient alors séparés avant d’entamer une dispute telle que personne au monde n’en avait jamais vu, avant de prendre la décision de se séparer, ‘‘pour le bien de leurs enfants’’. Mais eux s’en fichaient, ils l’avaient quand même fait, et rien de plus n’importait pour eux, ils s’étaient enfin tout dit, et tout fait.
Nathan habitait désormais avec sa mère, et Julie avec son père. Tous deux étaient privés de se voir, mais ils se téléphonaient tous les jours, ou presque, quelques minutes, pour garder le contact.
Et Julie rêvait, rêvait de cette dernière journée qu’elle avait passée avec lui, dans ses bras. Elle pleurait aussi, car son frère lui manquait énormément, elle voulait le revoir, mais elle savait que cela était impossible.
« Allo ? Allo ? Julie ? Tu es là ? » répéta Nathan pour la quatrième fois.
Mais Julie ne lui répondait plus, elle était dans ses rêves, perdue dans un océan de brume, le foulard toujours un peu plus serré autour de son cou, son sourire gardé à jamais, ainsi que le souvenir de l’amour qu’elle portait pour son frère, son petit péché à elle.
